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Modibo Sagnan, déjà tranchant

Arrivé cet hiver au MHSC, le défenseur central de 25 ans s’est rapidement adapté à sa nouvelle équipe. Rencontre et récit d’une adaptation express

Sagnan, saignant, tranchant... Le jeu de mot pourrait paraître simpliste, osé ou maladroit, c’est selon, mais il traduit surtout les débuts du nouveau défenseur pailladin : solide et tranchant dans ses interventions. C’est ainsi qu’il convient de qualifier les prestations montpelliéraines de Modibo Sagnan, arrivé cet hiver au sein de la charnière centrale montpelliéraine « Pourtant, j’ai toujours eu du mal avec l’adaptation. C’était un peu mon défaut. Mais là, je vois qu’avec mes différentes expériences passées, j’ai gagné en maturité quand j’arrive dans un club, souligne le défenseur central franco-malien. Ici, je me suis directement senti comme chez moi. »
Ce sont peut-être ses fameuses expériences passées qui lui ont permis de s’adapter aussi vite à son nouvel environnement. De fait, au moment de dérouler son parcours, on se rend compte que le natif de Saint-Denis dans le 93, a déjà évolué dans 5 championnats, à seulement 25 ans. Formé à Lens, ce membre d’une famille de 4 enfants a rapidement compris qu’il se destinait à une carrière professionnelle : « Je me souviens d’avoir regardé la Coupe du Monde 2006 à la télé et, en voyant l’équipe de France, je me disais que, plus tard, je voudrais faire ce métier », rigole-t-il.

je me suis directement senti comme chez moi

Suffisant pour pousser Modibo Sagnan à rapidement quitter la Région parisienne pour rejoindre le Centre de Formation du RC Lens. A La Gaillette, il grandi aux côtés d’une génération où figurent plusieurs joueurs de Ligue 1 tels Jeff Reine-Adelaïde (ex-Angers, Lyon et Arsenal), Jean-Ricner Bellegarde (ex-Strasbourg, aujourd’hui à Wolverhampton), ou bien encore l’actuel joueur du FC Nantes Jean-Kévin Duverne.  

Lancé chez les pros le 8 janvier 2018, lors d’une rencontre de coupe de France face à l’US Boulogne, ce défenseur central d’un gabarit très solide (qui avait auparavant évolué en attaque et au poste de défenseur latéral gauche), inscrit son 1er but face à Tours dans cette même compétition.

J’avais fait toute ma formation en France et je me suis dit qu’aller directement dans un grand club à l’étranger serait plus que bénéfique pour moi

Aligné à 19 reprises sur les 6 derniers mois de la saison, Modibo y découvre aussi la Ligue 2 avant de prendre tout le monde à contrepied durant l’intersaison suivante en signant à la Real Sociedad : « J’avais fait toute ma formation en France et je me suis dit qu’aller directement dans un grand club à l’étranger serait plus que bénéfique pour moi, raconte Modibo. J’y suis arrivé très jeune, à 19 ans, je ne parlais pas la langue, j’étais seul, donc l’adaptation a été un peu compliquée, d’autant que j’étais assez timide et réservé à l’époque. Mais, au-delà de ça, j’ai appris un nouveau football et je me suis régalé. » Pas forcément au début où une blessure contractée en fin de préparation estivale l’empêche de montrer sa vraie valeur. Du coup, direction Mirandès, à 200 km de San Sébastian, en D2 ibérique. Pari gagnant puisqu’il dispute 22 matchs la saison suivante avec la Sociedad, dont quelques rencontres d’Europa League en 2020-2021. Suffisant pour attirer l’œil des recruteurs de Tondela, pensionnaire de D1 Portugaise. Là-bas, Modibo réalise une saison pleine (30 matchs), et se frotte à de très bons attaquants, parmi lesquels l’actuel avant-centre de Liverpool, Darwin Nunez. Passée « cette belle aventure », selon ses propres mots, il s’en va découvrir un nouveau pays et un nouveau championnat en rejoignant le club hollandais du FC Ultrecht. Comme les attaquants français Didier Martel et Sébastien Haller avant lui, Modibo s’éclate dans le club de la 4ème ville la plus peuplée des Pays-Bas (derrière Amsterdam, La Haye et Rotterdam) et y passe 18 mois en étant quasiment tout le temps titulaire.

Montpellier était vraiment le bon projet

De toutes ses expériences à l’étranger, Modibo ne retient que du positif : « Chaque aventure était différente, mais chacune m’a apporté quelque chose. L’Espagne c’est plus la tactique, la possession et la technique, tandis que les championnats portugais et hollandais m’ont permis de progresser sur le plan physique car il fallait faire face à des joueurs plus puissants et plus dribbleurs. Après, même si chacun de ces championnats a ses spécificités, ça reste quand même du foot » (sourire).
Son vécu, sa faculté d’adaptation, ses qualités de défenseur solide dans les duels, doué de la tête, gaucher et assez bon relanceur – « même si je dois encore m’améliorer dans ce dernier secteur ainsi qu’au niveau de mon pied droit », précise-t-il – en font alors un candidat crédible aux yeux des dirigeants montpelliérains à l’heure de remplacer Maxime Estève cet hiver : « Quand j’ai su que Montpellier était intéressé par ma venue, je n’ai pas hésité, raconte le nouveau n°5 montpelliérain. Même à l’étranger, j’ai toujours beaucoup suivi le championnat français et, quand je voyais l’effectif du MHSC et ce que ses joueurs étaient capables de faire, je me suis dit que c’était une bonne opportunité pour moi. Ça me tenait aussi vraiment à coeur de montrer mes qualités en France, le pays où je suis né, et bien évidemment d’aider le club à se maintenir en Ligue 1. Pour toutes ces raisons, Montpellier était vraiment le bon projet. »


Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne déçoit pas. Vite acclimaté à son nouveau cadre de vie – « On m’en avait parlé mais j’ai vraiment senti tout de suite l’aspect familial du club. Quant à la ville, elle est très agréable. Ça fait plaisir de retrouver le soleil. Même si je l’avais connu au Pays Basque, il y pleuvait beaucoup plus » - Modibo savoure ses retrouvailles avec son pays natal : « ça fait du bien de croiser des super joueurs. Ça te permet de te frotter à eux et de mesurer réellement où se situe ton niveau. »

Fan de Samuel Eto’o et Didier Drogba lorsqu’il évoluait au poste d’attaquant, celui qui cite désormais comme référence Thiago Silva. Virgil Van Dijk et Sergio Ramos, fait parler sa puissance, à l’image de son magnifique retour défensif il y a 15 jours à Clermont. Il a même déjà marqué 3 buts depuis son arrivée dans l’Hérault, contre Nice en Coupe de France et face à Metz, puis à Reims la semaine passée en championnat : « Je suis vraiment heureux d’être ici », renchérit-il.
A Montpellier, ce garçon aussi rude sur un terrain que « calme et souriant » dans la vie a retrouvé 2 joueurs qu’il connaissait bien en la personne d’Arnaud Nordin et Téji Savanier, avec lesquels il avait disputé les Jeux Olympiques de Tokyo en 2021 sous le maillot de l’équipe de France : « C’était vraiment une magnifique aventure et je souhaite à tout joueur de pouvoir la vivre », raconte-t-il.

Depuis, l’ancien joueur d’Ultrecht (qui pouvait également opter pour la Mauritanie, le pays de son père), a choisi de défendre les couleurs du Mali, pays de naissance de sa mère : « Mes parents m’ont toujours suivi dans mes choix et ça a été le cas pour celui-ci aussi », assure celui qui a honoré sa première cape avec les Aigles contre… la Mauritanie le 22 mars dernier.  « C’était un beau clin d’œil et je suis très heureux d’avoir pris cette décision. Je pensais porter ce maillot-là depuis tout petit et quand on chante l’hymne national, franchement, ça fait quelque chose. »

Tout donner pour nos supporters

Fier de porter les couleurs jaunes et vertes de sa sélection, hors de question cependant pour Modibo Sagnan de les confondre avec celles du FC Nantes qu’il s’apprête à affronter avec le MHSC ce vendredi soir : « C’est un match important pour l’équipe et pour le club », reconnait celui qui aime rigoler hors des terrains et passer du temps avec sa famille et ses amis. « Lors de notre dernier match à domicile contre Lorient, il y avait beaucoup de monde dans les tribunes et c’était vraiment cool. Dès que je suis arrivé au stade, j’ai senti que c’était spécial. On entendait très fort les supporters. On se devait de l’emporter et nous avons su le faire, notamment grâce à leur soutien. Même si le match a été compliqué, on se devait de le gagner. Les supporters n’attendaient que ça, ils ont toujours été derrière nous et nous avons réussi à l’emporter. » Et Modibo de conclure : « Les supporters donnent tout, donc on se doit aussi de tout donner pour eux et pour le club sur le terrain. Cette équipe a de la qualité et du caractère, c’est une certitude, et je suis sûr qu’en mettant ses ingrédients au service du collectif comme nous avons su le faire contre Le Havre et Lorient par exemple, nous pouvons faire de grandes choses ensemble. »
Une victoire ce vendredi soir permettrait en tout cas auxc Montpelliérains de faire un grand pas vers le maintien.

 

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