Le retour aux sources de Bernard Maraval | MHSC Foot , billetterie Montpellier Hérault, mhsc match, match Montpellier, led publicitaire, panneau publicitaire led

Le retour aux sources de Bernard Maraval

Né à Montpellier, le nouveau responsable du recrutement du Centre de Formation du MHSC retrouve un club très cher à son cœur. Itinéraire d’un enfant de La Paillade heureux de revenir à la maison

Il fait partie de ces joueurs pour lesquels l'inconscient collectif reste attaché à une certaine époque du foot et aux fameuses vignettes Panini. Pour Bernard Maraval, cette dernière était indéfectiblement liée au maillot jaune et bleu du FC Sochaux où il a passé la quasi intégralité de sa carrière. Homme d'un club Bernard Maraval ? C'est quasiment le cas, sauf que le sang qui coule dans ses veines n'est pas seulement jaune et bleu ; il est aussi teinté de l'orange de La Paillade. C'est en effet dans notre belle ville de Montpellier que le nouveau responsable du recrutement des jeunes du MHSC a vu le jour il y a 49 ans. « J'ai commencé le foot à l'âge 6 ans à l'ASPTT Montpellier où mon grand-père était dirigeant, raconte Bernard. Fabien Lefèvre (ex-joueur et éducateur au MHSC et actuel entraîneur adjoint du RC Strasbourg) est très rapidement devenu un ami et nous nous sommes retrouvés sous le maillot de La Paillade où je suis arrivé à l’âge de 11 ans. » Alors attaquant, Bernard Maraval forme une paire offensive plus qu’attrayante avec son compère Fabi et vit « 4 superbes années avec le club montpelliérain » A 15 ans, il est à la croisée des chemins et il choisit de répondre favorablement à l’appel de l’INF Clairefontaine, la crème de la formation française à l’époque : « J'espérais revenir à Montpellier une fois mon cursus de 3 ans à l’INF terminé, mais le club a fait un choix sportif différent. J'ai été déçu de ne pas revenir car c'était mon rêve de jouer ici mais le choix du club était tout à fait justifié. »

Direction Sochaux donc pour un petit passage qui a duré pas moins de 25 ans : « C'était un club intéressant, qui travaillait bien et qui avait une belle philosophie avec la famille Peugeot derrière, se souvient Bernard. Je trouvais que le parallèle avec Montpellier était assez marqué. C'est peut-être aussi pour ça que je me sentais bien là-bas. » il ne le dira pas mais son nom était régulièrement cité dans les gazettes pour un retour au mercato. Lui évoquera simplement le fait que Montpellier est resté un club de cœur « Je défendais les couleurs sochaliennes avec beaucoup de cœur et de plaisir mais Montpellier a toujours été un club de cœur et je suivais ses résultats avec attention. »

Robert Nouzaret m’a passé le flambeau de manière remarquable

Si l’on excepte un passage en prêt à Bastia en 1994-1995 avec une finale de Coupe de la Ligue (perdue contre le PSG), celui qui avait été reconverti au poste de milieu défensif ou de défenseur central dans le Doubs, a donc effectué toute sa carrière au FC Sochaux. Une carrière solide avec presque 200 matchs pros au compteur et qui s’est achevée prématurément peu après le début des années 2000. « En juin de cette année-là, j’ai commencé à souffrir d’arthrose de la hanche, ce qui était assez rare à mon âge puisque je n’avais que 29 ans, raconte-t-il. Les médecins pensaient que j’étais fini pour le foot. J’ai vécu un an d’arrêt complet, puis j’ai réussi à rejouer en réserve avant de retrouver le banc des pros pendant 3 matchs… et le lendemain du 3e, la douleur est revenue. »

Cette fois, il était définitivement temps pour lui de raccrocher les crampons. Nous sommes en 2002 et, après ce 1er tournant, le destin lui en fait prendre un second : « Au moment où j’ai été contraint de mettre un terme à ma carrière, le responsable du recrutement des jeunes du centre de formation des Lionceaux a demandé à prendre sa retraite et on m’a proposé le poste, se souvient-il. C'était quelque chose que je n'avais ni anticipé, ni prévu et j’ai eu la chance que cette personne me mette le pied à l'étrier de manière remarquable. Ça m'a beaucoup plu et la situation s'est reproduite ici avec Robert Nouzaret qui m’a passé le flambeau de manière remarquable. »

bien travailler et m'investir dans ce projet qui me tient à cœur

Entretemps, Bernard Maraval avait quitté Sochaux lors du départ de la famille Peugeot et du passage sous pavillon chinois en 2015, et avait rejoint le Stade Malherbe de Caen en qualité de scout et de superviseur. L'aventure a duré quatre ans et demi avec, au menu, observation des matchs en vidéo et de visu et supervision des futurs adversaires du club normand ; « une très belle expérience » de l’aveu même de l’intéressé. Mais lorsque la proposition montpelliéraine est arrivée, son sang n’a fait qu’un tour « Avec le Président Laurent Nicollin, nous sommes toujours restés en contact, explique Bernard Maraval. Il y a quelques temps, le Président m'a sollicité pour voir si ça m'intéresserait de prendre la suite de Robert et je lui ai répondu oui avec très grand plaisir. Ce retour aux sources est pour moi quelque chose de très important. Même si j'espère que ce projet va être le plus long possible, c'est un moyen pour moi de boucler la boucle en arrivant ici. » Il poursuit. « De par mon parcours, je pense avoir montré que je ne suis pas un mercenaire. Ce qui est important pour moi, c'est de bien travailler et de m'investir dans ce projet qui me tient à cœur. J'ai la chance d'être dans de très bonnes conditions, je connais beaucoup de monde ici depuis de nombreuses années. Je suis très heureux d’être ici. »

Trente-deux ans après son départ – « Il y a une très grosse évolution, le club dispose aujourd’hui de structures fantastiques » – Bernard a donc retrouvé le MHSC avec un rôle de responsable du recrutement du Centre de formation qu’il définit de la manière suivante : « Gestion des scouts, contact et hiérarchisation des profils que l'on recherche... Mon rôle s'inscrit dans un collectif, explique-t-il. Francis de Taddeo est le Directeur du centre de Formation. C'est lui qui définit les profils qu’il souhaite pour nous renforcer. Ensuite, c’est à nous de réagir et de répondre à ses attentes et à celles des éducateurs. J’échange beaucoup avec lui et cela se passe très bien. On essaie également d'anticiper, de prévoir et ensuite de proposer des profils par rapport à ce qu'on a vu. »

Quand on se positionne sur un jeune, on le fait avec beaucoup de conviction

Appelé à enclencher une discussion avec les joueurs âgés de 13 à 16 ans, – « voir, au cas par cas, jusqu'à 18, 19 ans mais là on passe sur des âges qui se rapprochent de l'équipe professionnelle et c'est Bruno Carotti qui prend la relève » – Bernard Maraval en profite pour dresser le portrait robot du genre de joueur qu’il recrute : « On estime que pour arriver chez les pros il faut avoir de gros points forts, que ce soit techniquement, tactiquement, mentalement. On essaie d'évaluer quel est son entourage parce que c'est de plus en plus compliqué dans ce domaine-là. On attache aussi beaucoup d'importance au comportement scolaire. Après, on sait qu’il est très compliqué de se projeter sur un gamin de 13,14 ou 15 ans et de savoir ce qu'il va devenir dans 4, 5 ou 6 ans. Quand on se positionne sur un jeune, on le fait avec beaucoup de conviction. L'idée c'est ensuite de la mener le plus loin possible et le plus loin c'est l'équipe première. » En attendant, il tient à adresser un message aux parents : «  C'est vous qui êtes maître de votre destin et du destin de votre enfant. Il y a beaucoup de personnes qui viennent se greffer dès qu'un garçon sait faire trois jongles en lui promettant mots et merveilles, mais si votre enfant est vraiment bon il y aura des clubs intéressés. C'est le joueur lui-même par son travail son attitude et son investissement qui attirera les recruteurs. Ce n'est pas quelqu'un qui par son relationnel éventuel fera venir des clubs. »

Bien au-delà de cet aspect, Bernard Maraval savoure pleinement son retour aux sources « Je suis très heureux de la confiance qu'on m'a accordée. J'estime que c'est un honneur d'être ici, conclut-il. Je veux vraiment rendre de la meilleure des façons possibles la confiance que le président et le club m'ont donnée mais je le répète c'est un travail d'équipe. Je ne suis pas tout seul. Nous travaillons tous ensemble, collectivement, pour essayer de faire briller nos jeunes sous les couleurs montpelliéraines. » Pailladin d’un jour, Pailladin toujours dit l’adage. Et ce n’est pas Bernard Maraval qui dira le contraire

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