Franck Silvestre : « Des moments magnifiques dans les deux clubs » | MHSC Foot , billetterie Montpellier Hérault, mhsc match, match Montpellier, led publicitaire, panneau publicitaire led

Franck Silvestre : « Des moments magnifiques dans les deux clubs »

Ancien capitaine de l'AJ Auxerre puis du MHSC, le défenseur international français évoque ses souvenirs entre Bourgogne et Languedoc

Franck. Comment avez-vous signé à Auxerre ?
C’était en 1993. J’étais à Sochaux et Auxerre me voulait pour pallier le départ de William Prunier à Marseille. Guy Roux m’avait donné rendez-vous à Dijon. On mange dans un restaurant et la première chose qu’il me demande, c’est ce que je veux boire. Je savais qu’il aimait le vin mais, par sécurité, j’ai dit « de l’eau »… Heureusement parce qu’il m’a répondu : « Bon, dans ce cas-là, la saison prochaine tu signes à Auxerre. » (rires)

Puis à Montpellier ?
C’était 5 ans plus tard, à l’été 1998. Je connaissais le Président Louis Nicollin bien avant d’arriver à Montpellier puisqu’il était délégué de l’Équipe de France et j’avais fait une tournée avec les Bleus au Koweït à ses côtés. Il m’avait toujours dit qu’un jour, je viendrai jouer dans son club. A l’été 1998, on s’est mis d’accord puis le RC Lens, qui venait tout juste d’être champion de France m’a contacté pour jouer la Ligue des Champions avec eux. Mais j’ai rappelé le Président Nicollin et je lui ai dit : « Je vous ai donné ma parole et je ne reviendrai pas dessus. Je viens à Montpellier. » J’avais vraiment une relation particulière avec lui. Chaque fois que j’avais besoin de quelque chose, j’allais le voir directement dans son bureau et c’était réglé en cinq minutes.

Auxerre et Montpellier étaient aussi deux clubs extrêmement bien organisés, où tout était fait pour le bien-être du joueur. Ça peut paraître banal de dire ça aujourd’hui mais, ça ne l’était pas forcément dans les années 1990

Quels sont les points communs et les différences entre l’AJA et le MHSC ?
La première différence, c’est la température car ce n’est vraiment pas le même climat (sourire). Ensuite, sportivement, le plus spectaculaire quand tu arrives à Auxerre c’est que c’est du marquage individuel strict, très strict même ! Où que ton attaquant aille, tu le suis ! À l’inverse quand, je suis arrivé à Montpellier, je suis revenu au marquage en zone. Mais quand je suis arrivé de Sochaux et qu’il a fallu découvrir le marquage individuel à Auxerre, c’était dur ! Ce sont aussi deux clubs formateurs, même si c’est plus difficile pour moi d’en parler puisque j’ai été formé à Sochaux. Ce qui est certain, c’est que les deux clubs aiment faire jouer les jeunes. Auxerre et Montpellier étaient aussi deux clubs extrêmement bien organisés, où tout était fait pour le bien-être du joueur. Ça peut paraître banal de dire ça aujourd’hui mais, ça ne l’était pas forcément dans les années 1990. A cette époque-là, tous les clubs n’étaient pas structurés de cette façon-là. Je me souviens par exemple qu’à la même période chaque année, Guy Roux mettait un écriteau dans le vestiaire où il était marqué : « Pensez à payer vos impôts ». Ce sont aussi des clubs familiaux. À Montpellier on ressentait ce côté familial, avec le rôle très important de la famille Nicollin, l’importance que le club avait pour eux, pour le club et pour la ville. Il y avait une véritable culture de ce point de vue là.

A Auxerre, le marquage individuel était parfois aussi valable hors du terrain …
Oui ! (rires) Au début, on allait faire la fête sur Paris mais le lendemain, Guy Roux nous attrapait à l’entraînement. Il connaissait tout le monde au péage et il savait qui était passé, vers où et à quelle heure. Du coup, on essayait en faisant une heure de route supplémentaire en passant par la route nationale et on prenait l’autoroute à Sens… Mais même en passant par-là, le coach savait ! C’était énorme ! Heureusement, vu qu’on avait des résultats et que peu de joueurs étaient blessés, il le prenait plutôt à la rigolade… même si on savait très bien que ça ne lui plaisait pas trop non plus. À Montpellier, c’était différent parce que quand tu as une vie de famille comme c’était mon cas, tu sors beaucoup moins, même si les tentations étaient nombreuses. Dans les deux clubs, j’ai vraiment vécu des moments magnifiques, avec des super groupes.

Le président laurent nicollin effuctue un travail remarquable

Au début des années 1990, l’AJA et le MHSC sont aussi incarnés par deux personnages emblématiques : Guy Roux et Louis Nicollin...
Dans l’approche, ce sont des personnes assez similaires. Avec eux, tu n’avais pas forcément besoin de signer un contrat. La parole c’était la parole. La différence venait surtout de leur rôle. Monsieur Nicollin était Président et Monsieur Roux était entraîneur donc, forcément, les relations n’étaient pas les mêmes. Même si tous les deux étaient décisionnaires, c’était forcément de manière différente. Dans les deux cas, ils étaient très célèbres (sourire). Quand on parlait d’Auxerre, on parlait de Guy Roux et quand on parlait de Montpellier c’était forcément le nom de Louis Nicollin qui revenait en premier. Sa disparition a été un moment extrêmement difficile à encaisser. Aujourd’hui, on sent tout de même que le club est entre de bonnes mains et dans une certaine continuité par rapport à ce qui a été fait. Laurent Nicollin gère très bien les choses, en gardant ce qu’il a appris de son père et en apportant sa patte petit à petit ; d’autant que, même quand Loulou était encore là, Laurent avait déjà pris en partie des rênes. Il effectue un travail remarquable. L’héritage est très important mais je sens que Laurent l’assume très bien, comme Olivier l’assume à 200% dans l’entreprise. Les valeurs n’ont pas changé et c’est le plus important.

Quel regard portez-vous sur la rencontre de dimanche ?
Je ne connais plus personne à Auxerre puisque le club a beaucoup changé depuis mon départ, il y a longtemps maintenant. Cela dit, ça me fait plaisir de les revoir en Ligue 1. Je m’attends à un match difficile pour Montpellier parce que quand on est sur la dynamique d’une montée, on est toujours une équipe difficile à manœuvrer, surtout au début. De toute façon il n’y a pas de match facile, donc ce sera forcément un match compliqué. Il faudra se battre jusqu’au bout. Après, même si j’ai passé très belles années à Auxerre je n’ai pas honte de dire que mon cœur penche pour le MHSC sur cette rencontre. Je connais beaucoup plus de joueurs et de personnes à Montpellier, j’habite toujours dans la Région et je suis toujours très attaché à La Paillade.

 

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