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Un petit coin de Bundesliga

Cette saison, 6 anciennes joueuses du Championnat d’Allemagne évoluent sous le maillot du MHSC. A l’heure du déplacement à Lyon en championnat ce dimanche (12h45), Lisa Schmitz, Johanna Elsig, Iva Landeka, Sarah Puntigam, Dominika Skorvankova et Lena Petermann, évoquent les points communs les différences entre Bundesliga et D1 Arkema.

Il y a quelques années, l’Olympique Lyonnais a été la première équipe à miser sur des joueuses allemandes venues de Bundesliga parmi lesquelles WeiB, Simon et bien sûr la meneur de jeu internationale, Dzsenifer Marozsan, pendant que le MHSC scrutait avec succès le marché suédois et recrutait notamment Linda Sembrant, Sofia Jakobsson et Stina Blackstenius. Ce dimanche, c’est pourtant du côté montpelliérain qu’on trouvera les anciennes joueuses ayant évolué dans le championnat allemand. Elles sont 6 au total et ont accepté d’évoquer cette rencontre à travers les différences et points communs entre ces deux compétitions.

PLUS TACTIQUE EN ALLEMAGNE

Nos 6 témoins s’accordent sur une chose : sur l’aspect tactique, l’avantage est clairement en faveur de la Bundesliga : « Tactiquement ça me semble plus réglé en Allemagne », explique Lisa Schmitz, reprise en écho par Iva Landeka : « C’est la plus grosse différence entre les deux championnats, mais ça se rapproche aussi de la culture du pays, explique la capitaine de l’équipe nationale croate, qui a notamment évolué à Iéna. Les gens sont très disciplinés et ils le sont aussi sur le terrain, il y a beaucoup d’organisation et ça se ressent dans la manière de jouer au foot là-bas. Avant de parler d’individualité, on parle beaucoup d’équipe. »

Cela induit forcément des différences sur le plan du jeu comme l’explique Dominika Škorvánková, qui vit sa 2e saison montpelliéraine après avoir vécu les 3 précédentes au Bayern Munich : « En Allemagne, on a une vision plus stratégique du jeu. En France, c’est moins le cas mais il y a aussi plus d’occasions créées, et c’est pourquoi la D1 Arkema est un championnat agréable pour le public, explique-t-elle. Ici, les joueuses ont un peu plus de liberté mais j’apprécie plus le côté allemand dans le sens où chacun savait ce qu’il avait à faire et ce que son voisin avait à faire. Quand on est milieu de terrain comme moi, en France on voit parfois arriver plusieurs joueuses en même temps qui viennent dans ta zone et il faut savoir les contrôler, ce qui n’est pas forcément le cas en Allemagne. » Cette liberté marque aussi Johanne Elsig, arrivée de Potsdam cet été : « En Allemagne, le jeu est beaucoup plus structuré tactiquement, on a un plan de départ et on s'y tient alors qu'ici il y a beaucoup plus de place pour l'instinct. Ça rejoint le fait de se retrouver avec plusieurs attaquantes dans sa zone et ça nécessite de beaucoup communiquer avec ses équipières pour ne pas être prises à revers. »  Si les attaquantes françaises ont donc plus de libertés tactiques, ce n’est pas forcément le cas pour tout le monde : « On a l’impression en effet que les entraîneurs donnent plus l’opportunité de faire du dépassement de fonction ou de prendre l’espace quand on sent qu’il y a une ouverture, mais c’est peut-être plus le cas pour une attaquante ou une milieu offensive, explique Iva Landeka. A mon poste de milieu défensive, c’est un peu moins le cas car il faut veiller à conserver un certain équilibre d’équipe ; donc je dirai que ça dépend du poste que vous occupez. J’ai aussi l’impression qu’en France on joue plus le marquage individuel, là où la défense en zone est plus régulièrement utilisée en Allemagne » Concernant l’aspect offensif, Lena Petermann reconnait aussi qu’en tant qu’attaquante, elle dispose d’un peu plus d’espaces en France « La différence n’est pas énorme mais elle existe », reconnait la n°22 montpelliéraine.

AVANTAGE FRANCE POUR LES ASPECTS PHYSIQUES ET TECHNIQUES

Joueuse à la grande justesse technique et à la vision du jeu particulièrement aiguisée, Iva Landeka reconnait que « techniquement, la France a l’avantage. Je dirai aussi qu’ici les joueuses ont tendance à un peu plus jouer quand elles ont le ballon, que quand elles ne l’ont pas, c’est aussi quelque chose auquel il faut s’adapter. L’aspect physique me semble aussi avoir l’avantage ici parce qu’il y a beaucoup de joueuses rapides et puissantes. » Un sentiment partagé par Johanna Elsig : « Quand tu es défenseur, cette vitesse et cette puissance des attaquantes françaises est assez marquante. Tu dois toujours restée vigilantes pour ne pas être prise dans le dos. Après, même si des différences existent, D1 Arkema et Bundesliga, se ressemblent beaucoup. C'est à peu près le même football. »

DES CHAMPIONNATS DE NIVEAUX ÉQUIVALENTS

Si le championnat allemand a longtemps été considéré comme le meilleur d’Europe, l’écart avec ses voisins européens semble se réduire : « Il y a quelques années, le championnat d’Allemagne était le meilleur d’Europe mais je pense que ça a quelque peu changé, explique l’internationale autrichienne Sarah Puntigam, arrivée au Bayern Munich à 17 ans avant d’y passer 3 ans puis d’enchaîner 4 saisons à Fribourg, où elle a d’ailleurs évolué aux côtés de Lena Petermann : « Il y a un resserrement avec les ligues anglaises, françaises, mais aussi espagnoles. Ce sont des championnats qui ont connu une grosse progression. Tout se resserre sur le plan européen. C’est aussi quelque chose de très intéressant pour les joueuses car ça leur permet de pouvoir aller découvrir d’autres championnats et d’autres pays. »

La structure des 2 championnats (de 12 équipes chacun), se ressemble de plus en plus : « Dans les deux cas, 2 équipes se détachent devant : Lyon et Paris en France, Wolfsburg et le Bayern en Allemagne, explique la gardienne Lisa Schmitz, passée par Cologne, Leverkusen et Potsdam. A mon arrivée en France, je pensais qu'il y avait d'énormes différences entre les équipes de têtes et celle du bas de tableau mais ce n'est pas le cas. Je suis surprise de voir que le niveau se resserre.» Un sentiment partagé par Sarah Puntigam : « Quand je jouais en Allemagne, les surprises étaient rares mais ça a peut-être changé aujourd’hui. Ce dont je suis sûre, c’est que je vis ma 4ème année ici et que la D1 est de plus en plus serrée. Tout le monde peut gagner contre tout le monde. Derrière Wolfsburg et le Bayern Munich, 3 ou 4 équipes qui s’échangent le reste des places dans le top 6 et peuvent même battre les 2 gros de temps en temps. » Sur ce point de vue là aussi, les championnats se ressemblent donc bien…

LA D1 ARKEMA, NOUVEL ELDORADO ?

Depuis quelques saisons, comme l’ont fait Lisa, Lena, Iva, Dominika, Johanna et Sarah, plusieurs joueuses évoluant en Bundesliga ont choisi de traverser le Rhin pour rejoindre la France. La preuve d’une réelle tendance ? : « Pour moi ce n’est pas une histoire de championnat mais de club, souligne Dominika Škorvánková. Certains clubs français sont attractifs et c’est pour ça qu’ils attirent les joueuses étrangères, dont certaines venues de Bundesliga. On ne va pas dans un championnat mais on va dans un club avant tout. C’est le projet qui est proposé par le club qui vous aide à venir ; et c’est la raison pour laquelle j’ai choisi Montpellier. C’est sans doute aussi le cas pour d’autres, dont Sarah Däbritz au PSG par exemple. » « Je pense simplement que cela vient du fait que certaines joueuses allemandes ont envie de voir autre chose, d'avoir une expérience à l'étranger et que le championnat de France est une belle opportunité, poursuit Johanna Elsig. En plus, la D1 française donne  l'opportunité d'évoluer dans et contre de belles équipes. » Si chacune de nos interlocutrices reconnait que le fait d’avoir des compatriotes ou des anciennes coéquipières est un plus, chacune assure que ce n’est pas cette présence en elle-même mais bel est bien le projet sportif qui les a poussées à rejoindre le MHSC. « Ici, à Montpellier, le projet est très intéressant et nous évoluons dans un club où le foot féminin est mis en valeur et dans des infrastructures de qualité, souligne Iva Landeka. Le fait qu’il y ait plus de joueuses allemandes en France aujourd’hui est plus un mouvement global à mon sens : Aujourd’hui, le marché des transferts est plus ouvert vers l’étranger alors qu’avant il était plus tourné vers le marché national. Ça créé des connexions et des échanges. » « Il ne faut pas oublier aussi que le français est la deuxième langue la plus choisie dans les écoles allemands après l'anglais, ce qui peut sans doute les pousser plus rapidement vers ce championnat de France », conclut Lena Petermann avec un large sourire.  

CÔTÉ PUBLIC, ÉGALITÉ

Du côté des ambiances dans les Stades, c’est l’égalité car nos interlocutrices n’ont pu se départager : « A Potsdam, le soutien était très fort parce que le club est exclusivement féminin et possède une grande histoire. Le stade est souvent bien garni, raconte Johanna Elsig. Ici, c'est forcément différent puisque l'équipe masculine est un petit peu la tête de gondole, mais le public est aussi présent à nos matchs, on entend bien nos supporters. » « Ici, les supporters sont peut-être un peu moins nombreux qu’en Allemagne mais ils font plus de bruit, ajoute Sarah Puntigam. C’est très bien pour nous soutenir »

LE DÉPLACEMENT à LYON DIMANCHE

Cela n’étonnera personne mais chacune de nos interlocutrices estime que « Lyon est la meilleure équipe d’Europe, voire du Monde » et « qu’un match très difficile » attend les Montpelliéraines ce dimanche (12h45 entre Rhône et Saône) dans le cadre de la 6e journée de D1 Arkema : « J’attends ce match contre Lyon avec beaucoup de curiosité, explique Dominika Škorvánková. Après, au-delà de Lyon, c’est notre prestation qui sera importante. Nous devrons faire un gros match et je vous avoue que j’aurais préféré jouer tout de suite pour évacuer la frustration de notre défaite contre Fleury, plutôt que d’attendre 15 jours avec cette semaine de trêve au milieu. Le mieux après une déception, c’est de jouer tout de suite. » En tout cas, les absences de Le Sommer Maroszan et Bouhaddi, toutes trois prêtées à Ol Reign, la franchise américaine de l’OL, ne rendront pas franchement ce match plus simple : « C’est vrai qu’elles ne sont plus là, mais Lyon reste Lyon c’est-à-dire un top club avec des tops joueuses et nous ne devons pas nous demander si elles sont plus ou moins fortes que l’année passée, estime Iva Landeka. Nous devons simplement faire le meilleur match possible car nous savons que ce sera un match difficile, mais que sur un match…. Leur équipe a été rajeunie mais la nôtre aussi. Il nous faudra sans doute un peu de temps pour être bien réglées mais je sens une bonne connexion entre les joueuses et l’entraîneur. Il nous donne de la confiance et nous travaillons dur pour essayer de nous améliorer. » « Nous sommes en partie déçues de notre entame, mais la saison est encore longue, conclut Dominika Škorvánková. Nous travaillons beaucoup au quotidien à l’entraînement et j’espère vraiment que notre travail va finir par payer »

Si elles avouent blaguer parfois en allemand dans le vestiaire, nous 6 anciennes pensionnaires de Bundesliga savent bien que, dimanche, il ne sera plus question de plaisanter….  

Souviens-toi, Francfort 

On l’oublie souvent, mais le MHSC a un autre lien fort avec l’Allemagne, celui d’avoir été la première équipe féminine française à être allée s’imposer chez un adversaire allemand : C’était en demi-finale aller de la Ligue des Champions féminine 2006 lorsque les joueuses de Patrice Lair étaient allées gagner 1-0 à Francfort grâce à un but de Ludivine Diguelman. Pour l’anecdote, l’actuelle entraîneur de l’OL, Sonia Bompastor (capitaine) et son adjointe Camille Abily portaient toutes les deux le maillot pailladin ce soir-là. Suspendues au retour (photo ci-dessus / Hoda Lattaf), elles avaient assisté, impuissantes, à la défaite 3-2 des Montpelliéraines à domicile et donc à leur élimination. Ce n’est plus le cas depuis cet été mais, à l’époque, le but à l’extérieur comptait encore double en cas d’égalité. Malheureusement pour le MHSC...

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