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Quand les Ex se retrouvent...

Visiteur du soir à La Mosson, le Stade Brestois 29 compte dans ses rangs trois anciens joueurs du MHSC (Paul Lasne, Steve Mounié et Gaëtan Charbonnier), ce qui en fait le plus « montpelliérain » de nos adversaires cette année. L’occasion d’un petit éclairage sur les cas similaires dans l’histoire.

Le football est une petite famille paraît-il... Et le Monde est petit… On se croise, on s’aime, on se quitte, on se retrouve mais il y a toujours une part affective, proportionnelle selon certains joueurs, au moment de se recroiser. Dimanche soir, cette rencontre sera sans doute particulière pour Gaëtan Charbonnier, Paul Lasne, Steve Mounié, les trois anciens Montpelliérains de l’effectif brestois. Un contingent assez élevé qui pousse à se plonger dans l’histoire du club pour retrouver des cas similaires.

DE NANTES à AJACCIO

Il y a d’abord eu des cas inverses. Au tout début de l’histoire du club, dans les années 1970-80, le Président Louis Nicollin faisait souvent appel à des anciens Lyonnais, lui le supporter de l’OL Mais rarement plusieurs d’entre eux se sont retrouvés à Montpellier durant une même période. Ce fut en revanche plus le cas pour d’anciens Nîmois venus aider l’ambitieux voisin montpelliérain à gravir les échelons.
Plus tard, à la fin des années 80 et au début des années 90, les échanges furent multiples entre Marseille et Montpellier. De Baills à Bernardet en passant par Bakayoko, Bamogo ou Maoulida, nombreux furent les anciens Montpelliérains à porter le maillot olympien… ces  trois derniers en même temps d’ailleurs au milieu des années 2000. C’est à cette période-là, ou plus exactement un petit peu avant, que le MHSC a connu son premier gros contingent de joueurs venus simultanément d’un même club : on parle bien sûr des anciennes Nantais. Ils furent cinq au total à porter simultanément le maillot du MHSC. Nicolas Ouédec fut le premier à ralier l’Hérault en janvier 1999, rejoint 6 mois plus tard par Patrice Loko et Raynald Pedros, puis, en toute fin d’été par Eric Decroix et Jocelyn Gourvennec.

Présent à cette époque, Philippe Delaye se souvient : « Nous les avions très bien accueilli, avec beaucoup de respect et de bonnes intentions », raconte l’actuel coordinateur sportif du MHSC. « Ce n’était pas évident de leur côté je pense car il y a évidemment des complicités qui s’étaient créés auparavant et qu’il fallait transposer dans un environnement différent. Cela demande beaucoup, à la fois aux joueurs qui les reçoivent et aussi à ceux qui arrivent. Il fallait s’adapter. Ça a été facile pour certains et moins pour d’autres. » Malheureusement en effet, entre blessures, méformes et choix sportifs, les cinq ex-Nantais ne furent jamais alignés tous ensemble dans une saison qui laissera de nombreux regrets aux supporters héraultais tant cette équipe était – sur le papier – plus programmée pour décrocher l’Europe que pour descendre à l’étage inférieur. 

Car si la méthode n’a pas marché cette année-là, ce fut en revanche le cas 9 ans plus tard. Après cinq années de purgatoire en Ligue 2, Rolland Courbis réussit l’énorme performance de ramener le MHSC dans l’élite en s’appuyant sur un savant mélange de joueurs formés au club (Delaye, Carotti, Saihi, Aït-Fana, Yanga-Mbiwa, Jourdren, Carrasso) mais aussi sur un solide socle de joueurs qu’il avait connu lors de son passage sur le banc de l’AC Ajaccio. En tout, ils furent cinq joueurs de l’ACA à rejoindre le MHSC en 2 mercatos :

Gregory Lacombe, Nenad Džodić et Nasser Ouaddah en juin 2007, suivis un an plus tard par Nicolas Sahnoun et Xavier Collin. Ce dernier raconte : « A l’époque, c’était certainement mon dernier contrat puisque je suis arrivé à Montpellier à l’âge de 34 ans. Je commençais déjà à réfléchir et à basculer sur ma reconversion. Je pense que si ce n’est pas Montpellier et si ce n’est pas Rolland qui m’appelle, j’aurais pris la décision de finir ma carrière à Ajaccio. Après, le fait que le MHSC soit un club familial, qu’il y’ait un projet derrière de remonter avec des ambitions, a fait que je me suis laissé tenter. Avec le recul, je pense que j’ai vraiment fait le bon choix car j’ai vécu des moments magnifiques ici. »

L'ACCENT PAILLADIN a aussi su s'exporter

Et puis il y a donc les cas inverses : ceux où plusieurs Montpelliérains ont rejoint simultanément un autre club français. Le premier club à avoir succombé au charme des joueurs formés au domaine de Grammont n’est autre que les Girondins de Bordeaux. Après avoir fait appel à Hervé Alicarte et à Michel Pavon (ce dernier bien, qu’ayant évolué au club n’a pas été formé à Grammont), ce ne sont pas moins de trois autres anciens Pailladins qui ont rejoint les Girondins, tout frais champion de France durant l’été 1999. Jérôme Bonnissel, Jean-Christophe Rouvière d’abord, suivis par Christophe Sanchez quelques mois plus tard : «  Quand je signe à Bordeaux, je sais qu’il y a Hervé et Michel mais pas encore Jérôme et Christophe, raconte Jean-Christophe, qui disputera d’ailleurs son 2ème match avec Bordeaux sur la pelouse de La Mosson en août 1999. Bordeaux faisait partie des grands clubs de mon enfance, venait d’être sacré champion de France et la perspective de jouer la Ligue des Champions avait aussi beaucoup pesé dans mon choix. » Mais la présence d’anciens Montpelliérains l’a-t-elle réellement poussé à franchir le pas ? « Disons que, quand tu pars de ton club formateur pour la 1ère fois comme c’était mon cas à l’époque, ça te permet d’être moins dans l’inconnu. Ça me rassurait un peu plus car je suis quelqu’un qui est très attaché à ma ville. Je suis parti à Bordeaux parce que c’était Bordeaux et parce qu’il y avait des gens qui m’avaient dit de belles choses sur le club, notamment Hervé qui m’avait expliqué qu’il avait vécu de très belles choses la saison précédente. Je connaissais aussi François Grenet avec lequel j’avais joué en sélection, donc, ça joue forcément un peu car ça permet de te retrouver quelques repères…. Mais de là à ce qu’on se retrouve tous les cinq en même temps à Bordeaux, il y a aussi une part de hasard et même parfois un clin d’œil du destin. Par exemple, nous avons souvent joué dans les mêmes clubs avec Hervé Alicarte (à Montpellier mais aussi à Bordeaux, à Toulouse et à Nîmes). Nous sommes du même âge et nous avons fait le bataillon de Joinville et nous avons été champion du monde militaire ensemble. Ça créé forcément des liens forts ».

Les deux années suivantes, c’est le Stade Rennais qui a succombé au charme montpelliérain. Après avoir recruté Philippe Delaye durant l’été 2000, les Bretons ont ensuite régulièrement engagé des joueurs venus du MHSC jusqu’à en compter 4 dans leurs rangs simultanément : Philippe Delaye, Olivier Sorlin, Cédric Barbosa et Toifilou Maoulida. « Je suis arrivé en premier, ensuite il y a Olivier et Toifilou, puis Cédric, raconte Philippe Delaye. La différence par rapport aux Nantais notamment, c’est que nous étions les 2 seuls avec Toifilou, à être issus du centre de formation. Les choses se sont toujours très bien passées et nous avons été très bien reçus du côté du Stade Rennais. »

AFFINITés HUMAINES...

« C’est ce qui rend notre association à Bordeaux encore plus atypique car, avec Jerome, Hervé et Christophe, nous avons été formé ensemble à Montpellier, se souvient Jean-Christophe Rouvière. Il y a un vécu en commun en termes de formation. C’était forcément un peu différent avec Michel Pavon que nous avions connu à Montpellier mais qui n’avait pas été formé avec nous. »  Etre plusieurs anciens dans un club ça facilite d’abord l’intégration « Naturellement, c’est toujours bien de retrouver des gens que l’on connaît, surtout dans les premières semaines, explique Philippe Delaye. Après, même si on s’entend toujours très bien, les complicités se font différemment selon les personnes sur le long terme » « Le MHSC est déjà un club familial où il est facile de s’adapter, mais c’est encore plus facile quand on arrive à plusieurs », ajoute Xavier Collin, repris en écho par Jean-Christophe Rouvière : « Quand tu arrives et que certains de tes ex-coéquipiers sont déjà à l’intérieur du club, ça facilite forcément l’intégration. Ça permet d’aller plus vite. Les gens ont une idée de toi et toi tu as déjà une idée des personnes qui sont en face de toi. »

... ET TACTIQUES

Pour comprendre la venue de plusieurs joueurs d’une même équipe dans un effectif, il y a donc l’entraîneur comme ce fut le cas avec Rolland Courbis pour les Ajacciens ou bien encore avec Jonas Martin à Strasbourg sous la direction de son ancien formateur Fabien Lefèvre aujourd’hui adjoint de Thierry Laurey. Un choix d’affinité tactique que Philippe Delaye a également connu à Istres. Au moment de rejoindre le club provençal en janvier 2005, les Istréens comptaient déjà dans leur rangs les ex-Montpelliérains Rudy Riou et Brahim Thiam (ce dernier, passé par le Centre de Formation n'a pas signé pro au MHSC), et leur coach d’alors, Jean-Louis Gasset, avait décidé de reconstituer durant cet hiver-là, la doublette Bakayoko Delaye qu’il avait dirigée à Montpellier entre le milieu et la fin des années 90 : « Avec Ibrahima, nous avions beaucoup de complicité et je pense que ça a permis à Jean-Louis de gagner du temps en prenant deux joueurs qui connaissait la Ligue 1, qui le connaissait lui et qui avaient de la complicité entre eux, car nous étions un peu dans l’urgence à l’époque, se souvient Philippe. Ibrahima avait marqué quelques buts et moi j’en avais marqué un contre Nantes »

Au-delà du gain de temps,  un entraîneur peut-il importer une identité et la philosophie d’un club dans un autre club ? « Peut-être que notre coach de l’époque à Bordeaux (Elie Baup NDLR) y a pensé, je ne sais pas, il faudrait lui demander, sourit Jean-Christophe Rouvière. En tout cas, quand je suis allé à Bordeaux, ce n’est pas une chose à laquelle j’ai pensé. Je ne suis peut-être pas le mieux placé pour en parler mais dans ce cas précis, un coach qui recrute plusieurs joueurs formés dans un même club comme c’était notre cas, a  peut-être trouvé dans les valeurs que nous avions à Montpellier, des éléments qu’il trouvait pertinent dans l’équipe qu’il voulait mettre en place en nous associant. Il a sans doute aimé ce que nous avions fait auparavant au MHSC pour nous faire venir, sinon il ne l’aurait pas fait. » « Il y forcément plus de facilité sur le terrain parce qu’on se connaît et qu’on a joué ensemble auparavant, reprend Xavier Collin au moment d’évoquer cet aspect tactique. C’est du temps de gagner pour le joueur mais aussi pour l’entraîneur qui nous connaît déjà et qui peut s’appuyer sur nous pour transmettre son message. Il savait qu’il pourrait s’appuyer sur un état d’esprit et sur des joueurs qui pouvaient se mettre au service du club et de l’équipe.»

A contrario, n’y a-t-il pas un risque de créer des clans lorsqu’on se retrouve plusieurs anciens du même club au même endroit ? « Ça peut arriver mais je pense que, dans notre cas précis,  le coach savait suffisamment que nous étions des bons coéquipiers et que nous étions capables de nous intégrer à la philosophie du club et à ce qu’il voulait faire, estime Xavier. Quand le coach nous fait venir, ce n’est pas pour le protéger ou pour avoir des joueurs sous son aile, c’est avant tout pour rendre service à l’équipe pour compléter un effectif qui était déjà plus qu’intéressant. Je pense qu’il n’y avait pas de risque de ce côté-là tout simplement parce que nous n’étions pas dans cet état d’esprit de clans. Quand il nous prend, c’est pour que nous nous mettions au service de l’équipe et coller au projet sportif. » La suite lui a d’ailleurs donné raison puisque le MHSC est monté en L1 à la fin de cette mythique saison 2008-2009. « On dit souvent que pour être performant sur le terrain, il faut un état d’esprit et je pense que le coach ne s’est pas trompé en bâtissant l’équipe cette saison-là, ajoute-t-il. Il y avait des gens de qualité et il fallait les encadrer avec des joueurs d’expérience pour être capable d’enclencher et de s’appuyer sur une dynamique. Rolland a vraiment pu s'appuyer sur un bon groupe et sur des joueurs avec un bon état d’esprit. C’est d’ailleurs ce qui a fait la différence durant les trois saisons que j’ai passé à Montpellier. J’ai pris énormément de plaisir au MHSC et je n’en retiens que du positif. »

Samedi soir, le MHSC va donc retrouver le Stade Brestois 29 qui est le club qui compte dans ses rangs le plus d’anciens Montpelliérains cette saison en L1. Après avoir joué 148 matchs sous la tunique montpelliéraine entre juillet 2014 et août 2019, Paul Lasne marquera malheureusement la rencontre de ce soir après avoir été victime d’une rupture du ligament du genou il y a quelques semaines. Ses 2 coéquipiers du secteur offensif breton devraient en revanche être là. Membre du MHSC durant la saison 2012-2013, Gaëtan Charbonnier a marqué 6 buts en 33 matchs sous le maillot pailladin (dont 1 en Ligue des Champions lors de la venue de l’Olympiacos). Il a ensuite rejoint Reims puis Brest qu’il a largement contribué à faire remonter dans l’élite il y a 2 ans. Pour son compère d’attaque Steve Mounié, formé au MHSC et meilleur buteur du club lors de la saison 2016-2017 (15 buts), la rencontre sera sans doute encore plus émouvante puisqu’il d’apprête à retrouver la Mosson pour la 1ère fois en tant qu’adversaire après 3 saisons passées en Angleterre du côté d’Huddersfield. Ce soir une chose est sûre, les trois Brestois qui ont porté le maillot montpelliérain seront nos adversaires pendant 90 minutes avant de redevenir des anciens ou des proches pour certains une fois le match terminé. Parce que au fond, Pailladin un jour, Pailladin toujours n’est-ce pas ?

Ferris N'Goma, le 4ème Larron

Les plus fervents supporters du centre de formation du MHSC ne manqueront sans doute pas d'ajouter un 4ème nom à la liste des anciens Montpelliérains pensionnaires du Stade Brestois. En effet, Outre Steve Mounié, Paul Lasne et Gaëtan Charbonnier, un 4ème ex-Pailladin porte cette année les couleurs du Stade Brestois 29. Son nom : Ferris N'Goma. Formé au MHSC entre 2008 et 2013, où il n'est pas passé pro,  ce milieu offensif ou attaquant a ensuite évolué à Limoges et Orléans avant de rejoindre le Stade Brestois en 2018.

 

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