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Ambroise Oyongo, un petit coin d’Amérique

Arrivé au MHSC durant le mercato hivernal, le défenseur international camerounais se remet actuellement d’une blessure au genou. En marge de la préparation de son retour à la compétition, il s’est livré sur son parcours, ses envies et sa personnalité… Haute en couleurs

De Roger Milla à Bill Tchato en passant par Marcel Mahouvé, Valéry Mézague ou Henri Bedimo, le MHSC a toujours eu une longue tradition de joueurs camerounais. Arrivé cet hiver au sein du club montpelliérain, Ambroise Oyongo se rapprocherait plus du dernier nommé. Par son poste de latéral gauche mais aussi par le sourire qui illumine quasi-continuellement son visage et, ce, même s’il est actuellement éloigné des terrains en raison d’une blessure au genou. « Henri, c’est un peu mon grand frère ; il m’a bien parlé du club et m’a donné des conseils avant de signer ici, entame Ambroise. Je sais que de grands joueurs camerounais sont passés à Montpellier et quand tu vois la carrière qu’ils ont eu ensuite et à quel point ils sont respectés ici, c’est à moi de ne pas casser le courant et de continuer dans cette bonne voie (sourire). J’espère que ça va me porter chance pour l’avenir. »

Une chose est certaine, son parcours pour rejoindre le club héraultais fut bien moins classique que celui de ses compatriotes. Natif de Ndikiniméki, ville du centre du pays à une centaine de kilomètres de Yaoundé, Ambroise est le dernier d’une fratrie de 5 enfants (deux sœurs et deux frères). S’il a démarré le foot « à l’école avec les copains, entre et après les cours, ce n’est qu’en 2007 que je me suis dit que je pouvais en faire mon métier. »
Repéré au Massengo FC un club de 4e division camerounaise, c’est là qu’il a été détecté en équipe nationale U20 avant de rejoindre le Coton Sport Garoua, l’un des plus prestigieux clubs du pays. Jusqu’ici rien de très particulier mais c’est là que sa carrière a pris une trajectoire plus originale. « Je suis allé faire un essai à Lille mais ça ne s’est pas concrétisé car les deux clubs ne s’étaient pas entendus. À ce moment-là le mercato en Europe était déjà fermé. Aux USA, il était encore ouvert, les New York Red Bulls me suivaient depuis un long moment car le championnat là-bas commence en mars et j’ai répondu à leur appel. » Un grand saut évidemment particulier « Je suis arrivé en décembre, c’était l’hiver et forcément, c’était très différent de l’Afrique et difficile, mais je me suis bien adapté, tout s’est bien passé et heureusement j’ai rencontré des grands frères qui m’ont beaucoup soutenus. »

Parmi eux figurent 3 grands noms du football français, Peguy Luyindula, Tim Cahill et Thierry Henry, avec lequel il a disputé sa dernière saison professionnelle. « Pour moi, c’était un rêve de jouer avec de tels joueurs, raconte-t-il. J’ai beaucoup appris à leurs côtés. Ce sont vraiment de bonnes personnes qui m’ont permis de progresser et m’ont beaucoup conseillé. »
Après une saison passée à New York, la carrière d’Ambroise a connu un nouveau tournant. « Alors que je disputais la Coupe d’Afrique des Nations 2015 avec le Cameroun, j’ai appris que j’avais été échangé avec un autre joueur et que je devais rejoindre l’Impact de Montréal. Je n’étais pas forcément d’accord car je voulais aller du côté de l’Europe, explique le nouveau n°8 pailladin. En plus, je quittais New York qui avait perdu en finale de la MLS pour rejoindre l’Impact qui avait terminé dernier de la Ligue. Heureusement, le club a fait un très bon recrutement en faisant notamment signer Didier Drogba et nous sommes allés jusqu’en demi-finale. »  Au total, Ambroise Oyongo est resté 3 saisons à Montréal. La seconde avec la franchise s’est soldée par une défaite contre les voisins de Toronto et la dernière a été écourtée par une rupture du tendon rotulien  le 10 juin dernier alors qu’il était en sélection. Mais au final, il ne retient que du positif de son aventure montréalaise. « C’était une belle expérience. Les dirigeants de l’Impact font beaucoup pour que le club s’améliore d’année en année, et, plus globalement, la MLS est un championnat en pleine progression. »

Le MHSC me suivait depuis un long moment. Le projet sportif m’a vraiment intéressé mais c’est cette confiance qu‘ils m’ont témoignée alors que j’étais blessé qui a fini de me convaincre

De Montréal à Montpellier, il n’y a qu’un pas qu’Ambroise a franchi cet hiver. « Le MHSC me suivait depuis un long moment et a continué à le faire malgré ma blessure. Le projet sportif m’a vraiment intéressé mais c’est cette confiance qu‘ils m’ont témoignée alors que j’étais blessé qui a fini de me convaincre. » Et ne croyez pas qu’Ambroise débarque au Domaine de Grammont en terrain inconnu, bien au contraire. « Je sais que le club a été sacré champion de France en 2012 avec mon compatriote Henri Bedimo et Olivier Giroud. Je connaissais aussi le Président qui est malheureusement disparu. Montpellier a toujours une bonne image pour moi. Je connais Henri depuis 2011 que nous sommes en sélection ensemble et il m’a toujours dis du bien de Montpellier. » Des mots qui n’ont été que confirmés par ses premiers sentiments sur place. « Les installations sont magnifiques mais surtout le vestiaire dégage quelque chose. On sent une famille. Tout le monde vit bien ensemble, ça ne parle pas que de football mais de tout, c’est aussi ce qui en fait une équipe solide et je pense que cette ambiance-là n’est pas étrangère à la bonne position de l’équipe aujourd’hui au classement. Je suis vraiment content d’être ici. »

Jouer quelques matchs cette année  et être au top en début de saison prochaine

Milieu offensif gauche reconverti défenseur latéral, Ambroise compte 30 sélections en équipe nationale du Cameroun avec laquelle il a remporté la CAN en 2017. Il semble avoir toutes les qualités pour s’adapter au 3-5-2 de Michel Der Zakarian. « C’est un système où je me retrouve bien, où je peux bien m’exprimer et prendre du plaisir car je suis un défenseur assez offensif. Mais je sais aussi que la Ligue 1 est un championnat où il faut être costaud et très solide. J’ai hâte de le découvrir »

Ce ne sera pas pour tout de suite mais ne comptez pas sur ce passionné de danse et de musique pour perdre sa bonne humeur ni ses objectifs de vue. « Mon objectif c’est d’abord de retrouver mon niveau physique et de jouer quelques matchs d’ici la fin de la saison pour retrouver le rythme pour que je sois au top de ma forme au début de la saison prochaine. »
Le public montpelliérain devrait en tout cas rapidement découvrir ce jeune homme plein de talent, à la joie de vivre et au sourire communicatifs. Un public auquel il adresse le message suivant. « Je suis très heureux d’être ici. J’espère que leurs encouragements vont nous permettre d’aller le plus loin possible, conclut-il. Me concernant, je leur demande d’être un peu plus patient, mais mon moment va arriver et je vais donner le maximum pour cette équipe. » Le tout avec des coiffures aussi originales que colorées. « J’aime beaucoup changer, faire des coiffures différentes, ça fait partie de mon délire, dès qu’il y a un truc que j’aime bien je le fais à ce niveau-là… » Mais ne croyez pas que cela l’empêche de faire des têtes de peur de se décoiffer. « Ça, ça ne risque pas, ne vous inquiétez pas ! », sourit-il. Vu son parcours atypique et sa bonne humeur, on a déjà hâte de le voir sur le terrain...

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