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Stina Blackstenius, de feu et de glace

Arrivée cet hiver au MHSC, l’attaquante suédoise a accepté de se confier à l’aube de la réception du fc metz  ce dimanche en championnat (13h à grammont). Rencontre avec une jeune fille timide et réservée, mais qui, une fois devant le but, fait feu de tout bois

pour l’instant, je peux paraître ainsi mais quand je parlerai mieux français, vous verrez que je ne suis pas si timide que ça (sourire)

Elle est arrivée en grandes pompes en janvier dernier, symbole d’un mercato hivernal montpelliérain ambitieux aux côtés de la désormais quasi-indispensable Janice Cayman. Mais depuis, derrière le beau sourire qui illuminait son visage juvénile le jour de sa signature, Stina Blackstenius (20 ans) n’a pas laissé transparaître grand chose de supplémentaire sur sa personnalité. Si elle prend peu à peu ses marques sur le terrain, la native du petit village suédois de Vadstena à deux heures de Stockholm, près de Linköpings cultive une certaine discrétion qui flirte parfois avec le mystère, héritage sans doute d’une certaine timidité. « Il faut que je connaisse les gens et qu’ils me connaissent pour que je me sente mieux, nuance-t-elle. J’ai besoin de pouvoir parler aux gens pour les connaître et être en confiance et comme c’est difficile pour moi au niveau de la langue française pour l’instant, je peux paraître ainsi mais quand je parlerai mieux, vous verrez que je ne suis pas si timide que ça (sourire). »C’est donc en anglais que la dernière arrivée du trio suédois de la section féminine du MHSC (avec Linda Sembrant et Sofia Jakobsson) a livré son sentiment sur sa nouvelle vie montpelliéraine. Une vie bien loin de sa Suède natale où cette fille d’un père banquier et dont la mère travaille dans un lycée a vu le jour il y a à peine 20 ans. Le foot ? Elle a commencé tôt, très tôt même et si le parallèle est plus gaulois que Viking, on peut dire qu’elle est tombée dans la marmite du ballon rond quand elle était petite. « Mon frère aîné (âgé de 24 ans aujourd’hui) jouait au foot dans une équipe dont mon père était l’entraîneur. J’ai d’abord beaucoup joué avec eux, dès l’âge de 4 ans, explique Stina, qui a également une sœur cadette âgée de 15 ans. Ensuite j’ai rejoint une équipe féminine à Vadstena à l’âge de 7 ans. » Stina y est restée presqu’une décennie avant que ses qualités d’attaquante de surface dotée d’un sang froid devant le but aussi glacial que les températures de l’hiver suédois ne séduise le prestigieux club de Linköpings, habitué de la Ligue des Champions féminine. Lancée en D1 suédoise à 17 ans à peine, Stina n’a ensuite cessé de progresser, raflant au passage le titre de meilleure buteuse de l’Euro U19 en 2015 remporté sous le maillot suédois (avec un doublé en finale face à l’Espagne) ainsi qu'un statut d’internationale A lors des Jeux Olympiques de Rio disputés l’été dernier.

En France, Les défenseurs sont rapidement au contact, ils te laissent peu d’espace donc tu dois te décider plus vite.

Mais après tout cela, cette fille discrète dont le hobby principal est de « passer du temps avec des amis mais j’aime voyager…. Surtout dans des pays où il y a du soleil », a donc posé ses valises au MHSC en janvier dernier. Ça tombe bien, question soleil Montpellier est plutôt bien loti. « C’est vrai. La ville est très sympa, le temps aussi. Il fait plus froid en Suède, c’est un gros changement pour moi mais j’aime vraiment le soleil. Ma famille a passé quelques jours ici il y a peu et nous sommes allés à la plage c’était magnifique, sourit-elle. Au delà de ça, j’ai eu un bon ressenti au moment de signer ici. Le MHSC est un club familial et cela constitue une nouvelle étape, un nouveau challenge pour moi de jouer un autre type de football dans un autre pays. » Rassurée par la présence de ses deux compatriotes Linda Sembrant et Sofia Jakobsson – « Le fait qu’elles soient ici m’a aidé dans ma décision de rejoindre Montpellier. J’avais deux amies que je connaissais déjà avant d’arriver, c’est important. Elles m’apportent beaucoup depuis mon arrivée. » - Stina Blackstenius n’a pas tardé à prendre ses marques, soufflant le chaud dès son 2e match en offrant un succès crucial à sa nouvelle équipe face au PSG (2-1). « J’étais très heureuse de marquer, qui plus est dans ce match très important pour l’équipe. C’était un bon début pour moi. » Depuis, s’il lui reste encore plusieurs choses à améliorer – « je dois notamment progresser sur le plan technique », reconnaît-elle – l’internationale suédoise qui espère disputer l’Euro cet été avec sa sélection progresse de sortie en sortie et tente de s’adapter à un style de jeu bien différent de ce qu’elle a connu jusqu’ici. « Le jeu en France va beaucoup plus vite, il est assez direct. Les défenseurs sont rapidement au contact, ils te laissent peu d’espace donc tu dois te décider plus vite. Je n’avais pas l’habitude de faire face à cela en Suède où c’est plus organisé dans le sens où chacun reste plus dans ta position, étaye-t-elle. Cela prend toujours du temps de s’adapter quand on arrive dans un nouveau club et encore plus dans un nouveau pays avec un nouveau football. Il m’a fallu du temps pour connaitre les déplacements de mes coéquipières mais je pense que cela va de mieux en mieux au fil des matchs. »

Nous avons les cartes en mains

Prochain rendez-vous ce dimanche à domicile face à Metz, nouvelle étape sur la route d’une qualification pour la prochaine Ligue des Champions. « Nous avons les cartes en mains, assure la n°15 montpelliéraine. C’est un objectif très important pour le club et pour moi. Il nous reste 3 matchs à jouer et nous savons que si nous les gagnons la qualification sera acquise, alors on va tout faire pour. » Avec un but signé Stina Blackstenius en prime ? « C’est toujours sympa de marquer car cela conclut tout le travail collectif de l’équipe. Je ne sais pas si je marquerai mais ce qui est sûr, c’est que nous avons une belle équipe avec de très bonnes et très jeunes joueuses qui ont un bel avenir devant elles, explique-t-elle. Je peux vous dire que même si c’est parfois difficile au niveau de la langue, tout le monde est très sympa avec moi. C’est vraiment cool de faire partie de cette équipe. »  Ça y est, Stina la timide s’est déridée et le sourire est de sortie « Je suis quelqu’un de joviale. J’ai juste besoin de temps pour mieux me faire comprendre. » Et le temps joue pour elle

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