Marie-Charlotte Léger, de bons chiffres mais pas seulement… | MHSC Foot , billetterie Montpellier Hérault, mhsc match, match Montpellier, led publicitaire, panneau publicitaire led

Marie-Charlotte Léger, de bons chiffres mais pas seulement…

Auteur de 19 buts en 23 matchs toutes compétitions confondues, l’attaquante montpelliéraine a réussi sa première saison sous le maillot du MHSC. Mais son influence va bien au-delà de ses statistiques. Rencontre à l’aube de la dernière sortie à domicile des Montpelliéraines cette saison, cette après-midi face à Saint-Maur (15h).

 

A son arrivée l’été dernier, son coach Jean-Louis Saez avait évoqué « un instinct du buteur à la Papin ». Si la comparaison était osée, presqu’un an plus tard, Marie-Chalotte Léger peut avoir le sourire. Avec 19 buts en 23 matchs joués, le tout saupoudré de quelques passes décisives, le bilan chiffré de sa première saison sous le maillot du MHSC est plus que positif. « J’avais pour objectif de faire mieux que la saison dernière (8 buts en 20 matchs avec Metz), explique-t-elle, mais de là à atteindre un tel chiffre… Cependant, la saison n’est pas finie et j’espère que je pourrai encore en inscrire quelques-uns sur les 3 matchs qui restent. Quoi qu’il en soit, je dois encore progresser dans l’aspect défensif ou dans la faculté à jouer plus vite parfois. »

Elle est comme ça Marie-Charlotte. Pas du genre à se prendre pour une autre. Depuis son arrivée au MHSC l’été dernier, ses nouvelles coéquipières montpelliéraines ont appris à connaître une fille aussi souriante et spontanée hors du terrain, que « tueuse » dans les 20 derniers mètres. Attaquante puissante et complète, capable d’évoluer indifféremment sur les côté ou dans l’axe en pointe ou en soutien, la Picarde de naissance possède en effet cet instinct de buteuse qui fait la force des grandes attaquantes. Mais pas seulement... Capable également de changer de rythme, d’éliminer des adversaires en un-contre-un ou de dynamiter les défenses par la qualité de ses appels, son influence sur le rendement offensif du MHSC va bien au-delà de ses buts. Pourtant, le pari n’était pas gagné d’avance tant on sait qu’il n’est pas facile pour une jeune joueuse d’à peine 20 ans de vivre sa première expérience dans un club du top 4. « Le plus dur au départ, c’était l’éloignement. Se retrouver à 10h de route de ma famille, ce n’est pas rien. Heureusement, j’ai été très bien accueillie, mon intégration s’est bien passée. Montpellier est un club familial et je suis très heureuse d’être ici.  Se lever le matin pour faire son sport favori, c'est un luxe, sous le soleil en plus, ça motive. L'an passé j'étais dans une région où il pleuvait beaucoup plus », ajoute-t-elle dans un large sourire. 

Un changement de vie qui s’est accompagné d’un changement footballistique. « Ici, je suis moins contrainte de faire un exploit individuel, par contre, on doit faire face à des équipes regroupées, il faut plus travailler pour se déplacer, se sortir du marquage, mais une fois qu’on y arrive, on reçoit beaucoup de bons ballons. D’ailleurs, si j’ai marqué autant de buts, c’est aussi grâce à mes coéquipières car les ballons arrivent dans de bonnes conditions. »

Parmi ces buts, il y en a deux que retiennent Marie-Charlotte, les deux face au même adversaire : le PSG. Le premier d’une superbe demi-volée en championnat (défaite 2-1), le second en Coupe de France d’une frappe splendide qui a laissé la gardienne parisienne sans réaction. « C’est mon préféré, sourit-elle. J'ai récupéré le ballon, je me suis dit que ça ne servait à rien de revenir en arrière alors j'ai tenté la frappe. Sur le coup, je n'ai pas réalisé ; ce n'est qu’en le renvoyant que j'ai compris qu'il était beau, et du pied gauche en plus, alors que je ne suis pas gauchère. »

Si elle s’est bien adaptée à son nouveau maillot orange et bleu, Marie-Charlotte a aussi découvert une autre tunique bleue, celle de l’équipe de France. C’était face au Brésil en septembre dernier. Un moment forcément particulier. « Je ne m'attendais pas à être sélectionnée chez les A, avoue-t-elle. Evoluer en équipe de France de jeunes c’est déjà une grande fierté mais là… ça fait vraiment chaud au cœur. Ces filles-là, je les regardais à la télé et je me suis retrouvée à m’entraîner avec elles. C'était quelque chose de fort. » Une échéance en bleu qui en appelle une autre avec la Coupe du Monde des moins de 20 ans avec les Bleuettes en Papouasie-Nouvelle Guinée qui se profile en novembre prochain. « J’espère y être et que nous irons le plus loin possible dans cette compétition. Finir Championne du Monde ce serait le top. On va tout faire pour. » Une chose est sûre, entre changement de club découverte du top 4, nombre de buts important en championnat et première sélection en équipe de France A, tout est allé très vite cette année pour Marie-Charlotte Léger. « Je n'y pense pas trop. Je vis au jour le jour et après on verra ce qui se passera. Ce qui est sûr, c’est que je prends du plaisir dans cette équipe. »

Collectivement justement, Marie-Charlotte a aussi apprécié la saison de sa nouvelle équipe… Et même si le club s’est retrouvé sur le tard décroché dans la course à la 2e place, la n°18 montpelliéraine préfère regarder vers l’avant. « Il est certain que nous pouvons avoir quelques regrets par rapport à cette 2e place mais il faut passer à autre chose ça ne sert à rien de ressasser. Il faut avancer. Désormais on est concentré sur notre fin de championnat et sur les échéances qui nous attendent. » Des échéances au premier rang desquelles figure évidemment la finale de Coupe de France face à Lyon le 15 mai prochain. « On a toutes envie d’y être, le challenge est difficile mais on va donner le maximum. Sur un match, tout est possible. » L’évocation du match face à l’OL s’arrêtera là, non pas que MC comme on la surnomme dans le vestiaire soit à cours d’arguments, mais tout simplement parce qu’avant, les Montpelliéraines ont un match de championnat à disputer face à Saint-Maur ce dimanche. « C’est difficile de ne pas penser à Lyon mais il faut  pourtant en faire abstraction, souligne-t-elle. Avant il y a ce match face à Saint-Maur et nous devons faire le nécessaire pour le gagner. C'est notre dernière sortie à domicile de la saison, c'est très important de bien finir devant notre public et de le remercier par une victoire. Après et seulement après, il sera temps de penser à Lyon. » De coupe il sera pourtant indirectement question tant le club de la banlieue parisienne avait fait souffrir le MHSC sur cette même pelouse synthétique du terrain Jean-Marc Valadier en quart de finale de la compétition le 28 février dernier. « Saint-Maur nous avait posé des problèmes lors de cette rencontre. C'est une équipe qui défend bien donc ça va être compliqué, explique l’attaquante du MHSC. Il va falloir trouver les bons intervalles, essayer de marquer vite pour débloquer la situation comme on a pu le faire lors de notre dernier match contre Soyaux. » Ça tombe bien, marquer, c’est une de ses spécialités…

 

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